Le groupe Orange et le fonds d’investissement Morrison ont annoncé leur intention de créer une coentreprise dédiée au développement et à l’exploitation de data centers en France. Détenue à parts égales, cette nouvelle structure représenterait un investissement de près de 3 milliards d’euros et viserait une capacité totale de 400 MW, afin de répondre à la forte croissance des besoins liés au cloud, à l’intelligence artificielle et au traitement des données.
Concrètement, Orange apporterait cinq data centers déjà en activité, tandis que Morrison financerait le développement de nouvelles infrastructures. La finalisation de l’opération est attendue d’ici la fin de l’année 2026 ou le début de l’année 2027, sous réserve des autorisations réglementaires.

Pourquoi PULSE en parle ?
Même si ce projet ne concerne pas directement Béziers, il illustre les grandes tendances qui façonnent l’économie française. Les entreprises locales évoluant dans les secteurs du bâtiment, de l’énergie, du numérique, des réseaux, de la maintenance ou de l’ingénierie peuvent être amenées à travailler, directement ou indirectement, sur ce type de projets. Comprendre ces évolutions permet d’anticiper les marchés de demain.
Cette annonce illustre la montée en puissance des infrastructures numériques en France. L’essor de l’intelligence artificielle générative, des services cloud et des applications nécessitant une forte capacité de calcul entraîne une demande croissante en centres de données performants, sécurisés et plus sobres sur le plan énergétique. Les data centers sont désormais considérés comme des infrastructures stratégiques, au même titre que les réseaux de transport ou d’énergie.
Au-delà de l’investissement lui-même, ce projet pourrait générer des retombées importantes pour l’ensemble de l’écosystème économique français. La construction et l’exploitation de nouveaux sites mobilisent de nombreuses compétences : génie civil, électricité, climatisation industrielle, cybersécurité, maintenance, ingénierie, services numériques ou encore immobilier d’entreprise.
Pour les entreprises de l’Agglo, cette dynamique confirme les perspectives de croissance autour des métiers du numérique, des infrastructures techniques et de la transition énergétique. Les PME positionnées sur ces marchés pourraient bénéficier, directement ou indirectement, des investissements engagés par les grands donneurs d’ordre, notamment via la sous-traitance, les prestations de services ou l’innovation.
